Technique

Trop de béton pour les éoliennes ?

Les fondations de béton constituent 95 % du poids d’une éolienne : en moyenne 550 m3 sont nécessaires à la construction, ce qui représente selon la taille et la puissance 1000 à 1300 tonnes.

Pour atteindre les objectifs de 36 GW de puissance éolienne produite en 2028, les calculs conduisent à 20 millions de tonnes de béton nécessaires d’ici à 2028.

A titre de comparaison, le Syndicat national du béton prêt à l’emploi et la Fédération de l’industrie du béton en France annoncent représenter 110 millions de tonnes de béton utilisé en France chaque année Pour la construction en général…

La production du béton est associée à une très forte production de CO2 : c’est lors de la cuisson à 1450°C de l’argile et du calcaire qu’ont lieu la majeure partie des émissions. Les quantités émises dépendant du type de béton utilisé et on considère que pour 1 m3 de fondations d’une éolienne, jusqu’à 350 kg de CO2 sont émises.

Les recherches, pour diminuer les émissions de CO2, et trouver d’autres procédés de fabrication du béton, sont donc fondamentales pour limiter l’empreinte carbone des constructions éoliennes.

L’impact du béton sur le sol pendant le temps de vie est quasi-nul, car c’est un minéral, qui ne se dissout pas, et n’interagit que très peu avec l’environnement extérieur.

Le taux d’émission de CO2 du parc éolien français est de 13 g de CO2 équivalent par kWh, à comparer aux 82 g de CO2 équivalent par kWh pour l’ensemble du parc français.

L’exploitation d’une éolienne ne génère pas de pollution de l’air, ni de l’eau, et ceci sans en consommer.

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