Technique

Impacts environnementaux de l’éolien français

La question de l’impact environnementale de l’éolien par rapport aux autres modes de production d’énergie est souvent débattue lorsque l’on évoque les éoliennes.

Aussi, en 2015, l’ADEME (Agence du Développement et de la Maitrise de l’Energie), avec l’aide de Cycleco, a réalisé une étude pour quantifier les impacts environnementaux de la filière éolienne française, en utilisant notamment la méthodologie d’Analyse du Cycle de Vie (ACV). Il s’agit d’un outil qui permet d’évaluer l’impact environnemental d’un produit en tenant compte de l’extraction et du traitement des matières premières, des processus de fabrication, du transport et de la distribution, de l’utilisation et de la réutilisation du produit fini, et finalement, du recyclage et de la gestion des déchets en fin de vie.

L’étude porte sur l’ensemble du parc français, avec des données concernant 3658 éoliennes, pour une capacité totale de 7111 MW, représentant 87,2 % du parc effectif en 2013.

On y apprend que le taux d’émission du parc éolien terrestre en France est de 12.7 kg CO2 éq par kWh, à comparer aux 79 g CO2 éq kWh de la production d’électricité moyenne en France (2011). Les émissions proviennent principalement de l’étape de fabrication des éoliennes, notamment au travers de l’énergie consommée pour fabriquer les composants (mât, nacelle, pales…).

Le graphique ci-dessous résume les taux d’émission de gaz à effet de serre pour différents moyens de production d’électricité, pour chaque kWh produit :

 

L’éolien est donc un des modes de production d’électricité qui rejette le moins de gaz à effets de serre sur l’ensemble de son cycle de vie.

L’éolien terrestre est donc particulièrement efficient : son temps de retour énergétique est de 12 mois ;  autrement dit une éolienne a produit en 12 mois la quantité d’énergie qu’elle a consommée au cours de son cycle de vie, pour sa fabrication, son transport, son installation… C’est environ 5 fois plus court que pour le mix de production électrique français en 2011.

De plus, le facteur de récolte de l’éolien terrestre est de 19 : c’est-à-dire que la turbine produit 19 fois la quantité d’énergie qu’elle a consommée au cours de son cycle de vie.

L’étude complète ainsi que sa synthèse sont disponibles sur le site internet de l’ADEME.

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